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le STPO n'est pas un critère de diagnostic mais peut être retrouvé chez une personne atteinte d'un SED.

STPO (Syndrome de Tachycardie Posturale Orthostatique), Hypotension, Fatigue et Maux d’estomac
Le système nerveux autonome et les syndromes d'hypermobilité


Introduction
Le système nerveux autonome est un réseau hautement spécialisé de nerfs qui régulent un certain nombre de systèmes importants, en ajustant automatiquement des fonctions dans le corps et en compensant les changements.
L'activité est pilotée et contrôlée à partir de structures dans le tronc cérébral et la moelle épinière sur lesquelles nous avons un contrôle très limité. Des réactions réflexes très complexes entre les organes et les vaisseaux sanguins du corps prennent place constamment sans besoin de recourir au cerveau.


Le système nerveux autonome se compose de trois parties:


• le sympathique
• le parasympathique, et
• le système nerveux entérique (intestin).


Essentiellement, les systèmes sympathique et parasympathique travaillent en opposition l’un envers l’autre, pas en conflit, mais en équilibrant les diverses fonctions qu'ils contrôlent. Par exemple, le système nerveux sympathique tend à accélérer le cœur, le système parasympathique le ralentit. Le système sympathique ralentira l'activité intestinale et le système nerveux parasympathique l'accélérera.

Lorsque vous courez pour éviter la pluie et vous mettre à l’abri votre système sympathique se met en marche pour vous donner de l'énergie et du dynamisme. Ce terme «combat-fuite» est utilisé pour décrire cette activité. Lorsque vous vous asseyez dans la soirée et vous détendez avec votre boisson préférée, votre système parasympathique se met en route : «Repos et Digestion».


Le système nerveux entérique est un ancien réseau de nerfs qui s'occupe de lui-même et régule diverses fonctions du système digestif. Contrairement aux systèmes sympathique et parasympathique qui utilisent les émetteurs chimiques norepinephrine (noradrenaline) et acétylcholine pour envoyer des signaux le long des nerfs et dans les organes, le système entérique emploie également les produits chimiques dopamine, la sérotonine et l'oxyde nitrique. Il est intéressant de noter que l’on retrouve également tous ces produits chimiques dans le cerveau.


Quels sont les symptômes communs?
L'une des préoccupations les plus courantes est la sensation de vertige ou de faiblesse, voire l’impression de partir. Cela se produit le plus souvent quand un individu change de position, de couché à assis, d’assis à debout, etc. Cela est dû à une baisse de la pression artérielle. Nous appelons ça Hypotension Orthostatique (HO) ou Intolérance Orthostatique (IO).
Un problème similaire, souvent lié au changement de posture, est la palpitation. Ici, le rythme cardiaque est beaucoup plus rapide (Syndrome de Tachycardie Posturale Orthostatique (STPO)), et parfois, on peut aussi souffrir d'essoufflement et de douleurs thoraciques. On pourrait éprouver à la fois un rythme cardiaque rapide et une chute de la pression artérielle.
Certaines personnes éprouvent également des symptômes abdominaux tels que des ballonnements et des douleurs. Cela peut être associé à un changement de l'habitude intestinale qui fluctue entre la constipation et la diarrhée. Cela peut être dû à des problèmes mécaniques dans l'intestin ou à des problèmes autonomiques.
Beaucoup se sentiront également fatigués, auront des maux de tête, auront une « vision tunnel » ou floue, et auront des difficultés à se concentrer (ce qu'on appelle le «brouillard cérébral»).
La régulation de température peut également être affectée. On peut ressentir de façon inappropriée le chaud ou le froid, avoir un rougissement/rougeur de la peau, la transpiration excessive, ou même perdre la capacité à transpirer.


Pourquoi un changement de posture peut-il faire qu'une personne se sente mal ou souffre de palpitations?
Lorsque nous nous asseyons au repos, le sang s’accumule dans de grands vaisseaux dans nos jambes et notre abdomen, le cœur ralentit, et notre respiration devient légère. Le corps, par l'intermédiaire du système nerveux autonome, maintient le contrôle étroit sur le petit volume de sang qui coule à travers le cœur et jusqu'au cerveau. Lorsque nous nous levons le corps doit réagir instantanément au fait que la gravité tire le sang loin du cerveau. Les vaisseaux sanguins dans les jambes se contractent, forçant le sang vers le cœur, et le cœur pompe plus fortement et plus rapidement, générant une pression sanguine assez bonne pour pousser le sang dans le cerveau. Parfois, ces mécanismes ne sont pas aussi efficaces qu'ils devraient l’être et la pression artérielle tombe et/ou le pouls s’accélère.

 

Page mise à jour le 6 Avril 2017
 
STPO ?
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Ne laissez aucun symptôme de côté, rien n'est anodin

 Le travail du Dr Gazit, basé au laboratoire du Dr Jacobs à Haïfa, Israël, a été la première grande étude réalisée démontrant la présence de symptômes et d'anomalies de dysfonctionnement autonome dans le SHA. Depuis lors, beaucoup de travail a été entrepris par des experts dans le domaine (plusieurs d'entre eux sont conseillers à l’Association pour les Syndromes de l’HyperMobilité (ASHM). Par exemple, il a été démontré que jusqu'à 6 patients sur 10 ayant un SHA / SED-HM vus en clinique décriront une forme de perturbation autonome.

 

Compte tenu de la complexité de ces systèmes et du bon équilibre qu'ils atteignent, il n'est peut-être pas surprenant que lorsqu'ils se trompent, une personne peut souffrir de symptômes assez considérables, et il est très difficile de « mettre le doigt » sur nombre d’entre eux.


Bien qu'il existe une vaste littérature médicale sur les symptômes et les résultats cliniques de la «dysfonction» autonome, ce n'est qu'au début de la dernière décennie que ces problèmes ont été reconnus comme actuels chez les personnes atteintes du Syndrome de l'Hypermobilité Articulaire (SHA).